encore une nuit passée,
les yeux fermés, a me dechirer les paupieres,
je ne veux pas voire le desastre de ma chambre,
j'ai eu beau ouvrir tous les placards,
faire tomber les lampes,
jeter mes vetements par terre,
rien ici, ne me donne l'impression d'avoir vecu,
cette chambre de la taille d'un studio, n'est plus,
ces grands murs blancs me terrifie,
mais ces nuits sont toutes le memes,
encore seule personne, ne vient m'embrasser,
me souhaiter une bonne, s'assurer si je vis,
je ferme les yeux,je sens mon souffle se couper,
il n'y a plus d'étoiles dans le ciel,
juste un flou dans mon esprit,
Il faut faire quelque chose,
je n'ai le temps de rien,
meme pas d'oublier,
je suis une petite princesse,
dans une bulle de vertige,
un miroir me reflechit,
j'ai mal, mon ventre,
mes cicatrices,
mon coeur part en lambeaux..
vous y croiez-vous?
moi?moi en position de faiblesse?
Il y a des espoirs, et desespoir..
je voudrez aller mieux,
regagner la legereté,
sans regret,
je voudrez oublier le mal,
faire de moi l'eternité,
pour ne jamais etre oubliée,
mes ailes n'ont pas repoussées,
mon corps est resté trop lourd,
et j'appele a l'aide a ma vie,
meme si je ne l'ai jamais vraiment,
sentie en moi, je sais qu'elle est la,
et j'aimerais qu'elle soit fiere de moi,
j'aimerais que tu m'aime Maman,
Je te jure Papa, ce n'est pas l'envie qui me manque,
juste un peu de vie, et d'amour pour moi,
une carrence de sentiments,
un trou dans le vide de mon ame,
je voudrais tellement que vous soyez fiers de moi..
mon corps est une barriere,
que meme le temps n'a su depasser,
une fragilité, dont j'ai perdu la clef..
un peu d'espoir mit en cage,
une vie de passée derriere l'orage,
un peu de bonheur sur mon visage,
mais tout passe,
sauf la mort qui me retient,
la douleure qui ne me lache..
tous je vous oublierai,
de n'avoir su m'aimer,
de n'avoir su penser mes plaies,
et c'est faux de dire que j'ai vite abandonné,
je me suis battue comme une folle pour y arriver,
a etre la devant vous, debut..
ma tete haute, malgre ses maux,
mon corps droit, malgré la tortute qu'il m'inflige,
le regard fixe; vous ne pourrez l'oublier,
ni le gouffre a l'interieur,
ni l'eteincelle de bonheur,
sa sincerité a fleur de mon ame,
comment pouvez vous oublier,
qu'un jour j'ai respiré pour vous,
j'ai saigné pour vous...
comment oublier,
que vous m'avez donné vie,
puis que vous avez tout repris?,
je vous parle a vous princes,
a vous peres, meres,
a vous les autres que j'ai aimé a en crever..
je fais une overdose de moi,
de mon tourbillion de vie,
de toutes ces emotions en moi..
j'oublie tous ce qui fait de moi,
ce que je suis, moi,
ce qui a fait de moi votre joyaux..
ce tourbillion d'admiration,
de folie raccrochée a la vie..
un peu de douleur pour donner du gout,
j'ai construit des chateaux en espagne,
soulevé des montagnes,
aller plus loin que ces montagnes de douleurs..
Et j'ai appris,que rien ne depassait,
l'amour que je vous porte,
meme toi, inconnu qui a pris vie a me lire..
Mais non, y a pas d'amour,
c'est vous, vous que j'aime,
je regarde dans le miroir il est vide,
ou sont patis ma vie, et ses cauchemards?
je hais ,de ne savoir vous dire non,
de tout vous pardonner..
de m'eccorcher la vie,
pour vous epargner
quelques gouttes de sang,
je veux sentir, les os,
chaque mouvement de mon corps,
transi sous la passion, sous sa folie sa douleur qui le bouffe..
je veux fermer les yeux pour les ouvrir a l'interieur,
je veux crier ma vie, vous faire vivre de moi,
etre votre drogue, votre heroine..
je veux faire vivre le monde monroe,
pour eteindre la lumiere,
au moment vous vous fermez les yeux..